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Et la neige de tout recouvrir

7 mars 2020 à 20:30

Compagnie Théâtre du Rictus • Marion Solange-Malenfant

Syllogomanie ou syndrome de Diogène : derrière ces mots se cache une obsession, celle d’accumuler des objets de manière compulsive.

Une femme. Sa petite voisine la surnomme Été comme Hiver. La femme appelle la petite, Sweetie. La maison d’Été comme Hiver déborde d’objets en tout genre. Des objets qui lui serviront peut-être un jour, qu’elle garde au cas où.  Elle stocke des possibilités de vie et Sweetie l’observe. Il y a aussi l’inspectrice de salubrité qui souhaite intervenir. Été comme Hiver garde des objets et sa vie pourrait prendre l’allure d’une épopée.

 

Pour point de départ, il y a deux concepts que je découvre au cours de l’été 2016 : la syllogomanie et le syndrome de Diogène… Derrière ces mots se cache une obsession. Diogènes et syllogomanes sont des accumulateurs compulsifs. Sans cesse ils s’entourent d’objets. Impossible de les en empêcher.

On est peut-être tous atteints ? Après tout, j’accumule aussi. Des objets que garde parce qu’avec eux je me souviens, parce que j’existe grâce à eux. J’engrange des vies possibles. Je rêve à des ailleurs. À partir de quand le fait de garder devient une épopée, une sortie de route ? À partir de quand je deviens un Diogène ? Le fait d’accumuler fait-il écho à une forme de dénuement ? Un oubli de soi, ou un oubli du monde ?

Jusqu’où je peux inventer mon espace et modeler le monde dans lequel je vis ? Est-ce que mon appartement peut devenir une île, un rempart face au monde ? Quels mécanismes de protections, de déviances, de résilience je mets en jeu pour (sur)vivre ? Mon intention n’est pas de faire l’état des lieux d’une maladie. Je désire raconter ce que pourrait être l’histoire d’une femme, d’une Diogène. Raconter l’histoire d’Été comme Hiver.

Marion Solange-Malenfant

 

conception, écriture et mise en scène : Marion Solange-Malenfant / collaboration artistique et interprétation : Coline Barraud / conseil chorégraphie : Alice Tremblay / costumes : Tiphaine Pottier / lumières : Vincent Chrétien / son : Mathias Delplanque

La compagnie

Le Théâtre du Rictus souhaite accompagner le premier projet d’écriture et de mise en scène de Marion Solange-Malenfant. Elle collabore avec le Théâtre du Rictus en tant que comédienne sur le spectacle La ville de l’année longue de William Pellier en 2016 et poursuit en tant qu’assistante à la mise en scène et comédienne sur Guerre et si ça nous arrivait ? de Janne Teller en 2017.
Le Théâtre du Rictus souhaite ainsi élargir son champ d’activités, axé autour de la création de spectacles et d’actions de sensibilisation auprès de différents publics, en développant un parrainage avec cette jeune metteure en scène dont le travail suscite un intérêt artistique évident dans le paysage de la jeune création nantaise. Le Théâtre du Rictus bénéficie d’un savoir-faire au sein d’un réseau institutionnel qu’il souhaite transmettre. Marion Solange-Malenfant conserve l’intégralité de son autonomie artistique tout en bénéficiant d’une assise structurelle. Ces activités artistiques ne se superposent pas à celles du Théâtre du Rictus mais se vivent en parallèle, chacun profitant de l’émulation créée par l’autre.
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