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Noir sur blanc

18 octobre 2018 à 19:30

Compagnie Anaya • Nathalie M'Dela Mounier

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Une histoire d’amour familiale singulière et poignante, racontée avec délicatesse grâce à l’échange complice entre le texte, la musique et le chant.

Nous suivons le regard plein d’amour d’un enfant pour ses grands-parents, Mamili et Papi Loup. Il nous raconte leurs rituels un peu bizarres, leurs principes immuables et leurs silences. Au fur et à mesure qu’il grandit, le doute s’insinue dans son esprit quant à leur passé. Car cette histoire d’amour s’ancre à une autre, pleine de barbarie. Quel est donc leur indicible secret ?



Au commencement, il y a le texte. Puissant, fort et poétique. Cette histoire d’amour familial vue à travers les yeux de ce petit-fils nous touche profondément et nous renvoie à nos propres histoires. Mais rapidement, le spectateur sent bien que quelque chose de sous-jacent ne lui est pas expliqué, qu’il se trame autre chose « alors que le courant d’air glacé de l’histoire pénètre par tous les pores de sa peau ». Sur scène, un plateau de bois, noir, offre un terrain de jeu à l’enfant et au comédien qui l’incarne : celui-ci va illustrer son récit avec des planchettes de bois, construisant tantôt une tour, tantôt des routes ou des rails. Ainsi sans s’en rendre compte, le spectateur va assister à la construction lente mais inéluctable du fil de l’Histoire dans ce qu’elle a de plus dur. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. D’amour, certes, mais également de barbarie… A côté de ce plateau, un musicien va nous guider, nous envelopper de sa douce musique et de sa voix aérienne pour éviter que la pesanteur ne nous fasse tomber. Dans un échange complice entre la musique et le texte, entre le comédien et le chanteur, le spectateur vivra un moment d’exception : le combat de l’Amour contre la noirceur de l’âme.

Claudine Merceron


 

Mise en scène : Claudine Merceron / Interprétation : Emmanuel Lambert, Camille Saglio / Lumières : Pierre Crasnier

La compagnie

ANAYA (mot d’origine Kabyle) : Ancêtre du droit d’asile en Kabylie. Forme de sauf-conduit délivré de manière tacite, l’anaya garantit au bénéficiaire une totale immunité. Quiconque en est porteur peut traverser la Kabylie dans toute sa longueur, quels que soient le nombre de ses ennemis ou la nature des griefs existants contre sa personne. Jusqu’à la fin du 19e siècle, l’habitant de ces montagnes de Djurdura, en Algérie, faisait sienne la cause des persécutés de tous bords. Basée à Rezé, l’association ANAYA entend favoriser la création et la diffusion de spectacles vivants, notamment dans les domaines de la musique, du théâtre, de la danse, du conte et de tout domaine artistique jugé opportun.
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L'auteur

Travaillant entre le Mali et la Bretagne, Nathalie M’dela Mounier s’attache à mettre en voix la marche déraisonnable du monde à travers ses essais, romans, pièces et poèmes. Métisse, elle aime explorer les contours flous de l’identité. Avec Aminata D. Traoré (ex-ministre de la culture du Mali et essayiste), elle écrit notamment autour de la question des migrations. Ensemble, elles sont les marraines du Festival Paroles Indigo, à Arles en France et à Grand-Bassam en Côte d'Ivoire.