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Sericaia

7 février 2019 à 19:30

8 février 2019 à 20:30 (Réserver)
Compagnie Asylum

Originaire d’Inde, importé au Portugal puis au Brésil, le Sericaia est un gâteau dont la recette s’est adaptée à chaque culture sans jamais perdre son identité.

Des voix dans la nuit, des pas sur le chemin. Le bruit des bombes au loin, celui des vagues dans la tempête. Deux personnages, chargés de casseroles sur le dos. Migrants, réfugiés, sans-papiers, ils ont laissé derrière eux leur pays et leurs proches. Au bout de ce périlleux voyage, il y a le rêve d’une vie meilleure, faite de petits bonheurs et de gestes quotidiens. Un esprit fort et une mémoire blanche : c’est ce dont ils auront besoin pour prendre un second envol…


Sericaia est un mot d’origine indienne qui désigne un dessert (genre de gâteau breton), dont la recette est importée au Portugal par les explorateurs au temps des découvertes et puis exportée par eux au Brésil. Le nom n’a pas changé mais les diverses versions modifient la recette originale sans toutefois en altérer l’essence. C’est donc un gâteau migrant dont la recette s’est adaptée à chaque culture sans jamais perdre son identité. Le mot Sericaia est prononcé toujours de la même manière d’une langue à l’autre. Migrants, réfugiés, exilés, sans papiers… ont fini par s’y perdre tant le vocabulaire est riche. Riches ils ne le sont pas ces hommes et ces femmes, ces enfants aussi, qui quittent leur pays, fuyant une guerre ou une dictature. Ils laissent derrière eux des proches, morts ou encore vivants. Pour combien de temps ? Ils emmènent avec eux trois bricoles, attrapées dans l’urgence du départ. Certains n’ont même déjà plus rien à emmener.

La migration sert ici de leitmotiv au corps en mouvement pour exprimer la souffrance du voyage au travers des déserts et des océans, avec ici, celui-là qui meurt de soif ou d’épuisement, et là, celle-ci qui se noie. Et il y a aussi la cruauté des passeurs prêts à tout pour s’enrichir un peu plus. À l’arrivée, si on l’atteint, il y a la dure adaptation à la terre d’accueil, l’obligation de laisser derrière soi sa culture, sa manière de vivre, pour en apprendre une autre. Car il faut « un esprit fort et une mémoire blanche » pour entreprendre une nouvelle vie. Sans compter qu’il faudra aussi avaler et digérer l’idée qu’ils ne retourneront peut-être jamais plus dans leur pays.


 

 

 

 

 

 


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Écriture, création, interprétation, costumes et accessoires : Sylvain Peker, Telma Pereira / Lumières : Angélique Guillot

La compagnie

La Compagnie Asylum a été créée en 2016 à Angers, par Sylvain Peker et Telma Jesus Pereira. Forts de leur expérience dans divers domaines des arts du spectacle ils créent des spectacles chorégraphiques qui s’inscrivent dans un univers esthétique et poétique avec une empreinte théâtrale. Certains spectacles de la Cie faisaient partie du catalogue de l’ancienne compagnie implantée au Portugal depuis 2008 : Alouette Projects.
Nous aimons nous remettre en question, déconstruire ce que nous avons construit, renverser les idées reçues en commençant par les nôtres, transformer le parfait en imparfait, aller au-delà des apparences, et surtout et avant tout vivre ; vivre ce que nous n’avons jamais vécu, revivre ce que nous avons déjà vécu, le transformer, le raconter, le « déraconter », se cacher derrière des masques pour mieux nous dévoiler encore et toujours un peu plus. Nous aimons partager nos émotions. Nous aimons mentir car chaque mensonge cache une vérité et parce que l’Art est le refuge de la vérité. Nous aimons les spectacles dans les salles pour les beaux décors, l’odeur des théâtres, le contact de nos pieds sur les planches, la magie des lumières. Nous aimons aussi les spectacles dans la rue pour le défi de s’adapter à un lieu, de mettre en valeur sa beauté architecturale ou naturel, pour le contact direct avec le public et pour prendre le temps de la rencontre et associer les habitants à une aventure artistique.
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