Le Théâtre du Champ de Bataille ?
Le nom « Champ de Bataille » pourrait être le fait de la multitude des moulins à vent en activité sous l'Ancien Régime dans ce quartier d’Angers. Le mouvement incessant des ailes apparaît sans doute
Début du XXième siècle : un espace d’éducation populaire
Le lieu où réside actuellement le Théâtre du Champ de Bataille est la résultante d’un don de particuliers à la paroisse, au début du siècle dernier, avec pour seule exigence d’en faire un espace d’éducation populaire. La gérance est confiée à une association, aujourd’hui l’ADEP /Ste Thérèse (association d’éducation populaire). Les locaux ont ainsi été successivement une école de garçons et logement des instituteurs, des salles de catéchisme dans la partie qui correspond au bar actuel, un théâtre paroissial, un cinéma de quartier (Le Pax) et une salle de danse.
1990 : le Théâtre de la Mémoire / « théâtre d’essai »
Les compagnies théâtrales angevines soulignent le problème du manque de lieux de création à la municipalité d’Angers. Celle-ci organise alors des rencontres avec les artistes locaux pour évaluer les besoins et accorde en 1990 un lieu de résidence permanent à une jeune compagnie, « le Théâtre de la Mémoire ». Philippe Mathé, directeur artistique, Hélène Gay et Hélène Raimbault, comédiennes, font de ce lieu un « théâtre d’essai » : « un outil culturel expérimental visant à repérer, présenter et promouvoir des personnes, des idées et des œuvres novatrices dans les lettres et les arts » (cf. plaquette du Théâtre de la Mémoire)
1991 : un début de programmation
Pour remédier aux problèmes des autres compagnies professionnelles, le Théâtre de la Mémoire ouvre son lieu. Il garde son identité de « théâtre d’essai » mais dans l’optique d’une ouverture à la diversité des moyens d’expression. De plus, il affirme la volonté d’en faire un lieu de répétition et de diffusion pour les compagnies qui ont du mal à vendre leurs spectacles dans les structures culturelles institutionnelles.
Le Théâtre de la Mémoire assure la direction artistique et administrative du lieu mais cette gestion s’avère vite trop lourde pour la compagnie qui trouve difficilement le temps de se consacrer à ses propres créations.
1993 : naissance de l’association Parole D.E.L.I.E.E
Elle prend en charge l’administration tandis que le Théâtre de la Mémoire conserve la direction artistique. Le sigle D.E.L.I.E.E. décline les mots Dire, Ecrire, Lire, Interpréter, Ecouter, Editer.
Quand le Théâtre de la Mémoire décide de se dissoudre, l’association prend en charge en 1996 la gestion totale du lieu et poursuit le projet initial en voulant faire de la littérature un spectacle vivant. Au début, elle reste fidèle à la notion de « théâtre d’essai » puis elle cherche à toucher un plus large public.
Elle développe de nombreuses activités :
- une programmation de spectacles variés : du théâtre mais aussi de la danse, de la musique, des spectacles pour enfants…et à partir de 1997, un mois, en fin de saison, consacré au théâtre
- une aide à la création avec des compagnies en résidence (2002 : « Un cerf volant s
ur l’avant bras » J. Cagnard/ Cie U.C.T – en 2004 et 2005, « Tables rases » et « Couçi couça »/ Cie Okibu)
- des ateliers et des stages notamment l’atelier d’écriture « Mots Tus, Mots dits »
- des lectures,
- des expositions,
- des évènements autour de thématiques : le conte, l’Italie, le handicap...
- des séjours à Avignon pendant le festival.
Aujourd’hui et demain…
Le Théâtre du Champ de Bataille, principalement soutenu dans son action par
Conventionné avec la Région Pays de la Loire depuis 2009 pour l'accueil de compagnies en résidence, le Théâtre du Champ de Bataille accompagne en 2009/2010 deux créations originales. Il propose un spectacle pour le jeune public chaque mois. Il organise également un festival de la marionnette et du théâtre d'objets pour les adultes et les enfants.