Le Projet

Un lieu de création

Le Théâtre du Champ de Bataille place au cœur de son projet artistique le soutien à la création contemporaine. Pour la saison 2016-2017, il accueille douze compagnies en résidence.

Un lieu de diffusion

Le Théâtre du Champ de Bataille propose depuis 1992 une programmation essentiellement théâtrale avec une préférence pour les textes d’auteurs contemporains. Il s'intéresse particulièrement aux compagnies émergentes et aux projets artistiques novateurs.

Un lieu de découverte et de sensibilisation

Des projets de médiation et de sensibilisation au spectacle vivant sont mis en place tout au long de la saison avec différents partenaires : établissements scolaires, universités, amateurs, associations.

Un lieu de rencontres et d'échanges

Le Théâtre du Champ de Bataille est un lieu intimiste et convivial. La salle de 90 places permet une proximité entre les publics et les artistes qui peuvent se rencontrer et échanger à l'issue du spectacle dans l'espace bar.

Le Théâtre du Champ de Bataille c'est aussi :

  • des ateliers et des stages de théâtre ouverts à tous
  • des expositions
  • l'accueil de compagnies amateures en mai et juin

Une gestion associative

Le Théâtre du Champ de Bataille est administré par l'association Parole D.É.L.I.É.E. (Dire, Écrire, Lire, Interpréter, Écouter, Éditer) créée en 1993 afin de promouvoir la littérature et le spectacle vivant. L'association compte une centaine d'adhérents.

Historique

  • Le Théâtre du Champ de Bataille aujourd'hui

    Le Théâtre du Champ de Bataille est un lieu chargé d'histoire. Il a vu passer plus de deux-cent compagnies depuis 1992 dont certaines ont acquis aujourd'hui une reconnaissance au plan régional voire national. Il s’inscrit depuis plus de 20 ans dans la diversité du paysage culturel angevin en soutenant la création émergente et les projets artistiques novateurs.

    C'est un lieu qui défend un certain nombre de valeurs : celles de la démocratisation culturelle, de l'éducation populaire et de l'art pour tous. Il s'inspire également de la Charte de l'Agenda 21 des cultures de la Ville d'Angers dont il est signataire et qui défend notamment l'expérimentation artistique « comme pratiques de liberté permettant de faire émerger de nouveaux repères, de nouvelles visions du monde qui nous entoure. »

    Le projet artistique a pour objectif soutenir la création, la diffusion, l'accompagnement des artistes mais également de développer des relations de proximité avec tous les publics. C'est à la fois un lieu dédié aux écritures contemporaines de dimension régionale et un lieu de proximité et d'échanges, ancré sur un territoire et qui développe des partenariats privilégiés avec les acteurs locaux.

    L'équipe professionnelle et bénévole envisage des évolutions pour les prochaines saisons afin d'améliorer les conditions d'accueil des compagnies et de développer des partenariats toujours plus forts avec les acteurs culturels, associatifs, éducatifs, institutionnels et avec les publics.

  • Un théâtre associatif (1996 à nos jours)

    Quand le Théâtre de la Mémoire décide de se dissoudre en 1996, l’association Parole D.E.L.I.E.E. prend en charge la gestion totale du lieu et poursuit le projet initial en voulant faire de la littérature un spectacle vivant. Elle reste d'abord fidèle à la notion de théâtre d’essai puis elle cherche à toucher un plus large public.

    Elle développe de nombreuses activités : programmation artistique variée (théâtre, danse, musique, spectacles jeune public, théâtre amateur en fin de saison à partir de 1997), accueil de compagnies en résidence, ateliers et stages, lectures, expositions, évènements thématiques, séjours à Avignon pendant le festival.

    Au fil des saisons, le projet artistique du lieu s'affine et s'articule aujourd'hui autour du théâtre contemporain et des auteurs d'aujourd'hui.

  • Un début de programmation (1992-1996)

    Pour remédier aux problèmes des autres compagnies professionnelles, le Théâtre de la Mémoire ouvre son lieu. Il garde son identité de théâtre d’essai mais dans l’optique d’une ouverture à la diversité des moyens d’expression. De plus, il affirme la volonté d’en faire un lieu de répétition et de diffusion pour les compagnies qui ont du mal à vendre leurs spectacles dans les structures culturelles institutionnelles.

    Le Théâtre de la Mémoire assure la direction artistique et administrative du lieu mais cette gestion s’avère vite trop lourde pour la compagnie qui trouve difficilement le temps de se consacrer à ses propres créations.

    En 1993, l'association Parole D.E.L.I.E.E. prend en charge l’administration tandis que le Théâtre de la Mémoire conserve la direction artistique. Le sigle D.E.L.I.E.E. décline les mots Dire, Ecrire, Lire, Interpréter, Ecouter, Editer.

  • Le Théâtre de la Mémoire (1990-1992)

    Les compagnies théâtrales angevines soulignent  le problème du manque de lieux de création à la municipalité d’Angers.  Celle-ci organise alors des rencontres avec les artistes locaux pour évaluer les besoins et accorde en 1990 un lieu de résidence permanent à une jeune compagnie, le Théâtre de la Mémoire. Philippe Mathé, directeur artistique, Hélène Gay et Hélène Raimbault, comédiennes, font de ce lieu un théâtre d’essai: « un outil culturel expérimental visant à repérer, présenter et promouvoir des personnes, des idées et des œuvres novatrices dans les lettres et les arts ».

  • Un espace d’éducation populaire (début du XXème siècle)

    Le bâtiment fait l'objet d’un don de particuliers à la paroisse au début du siècle dernier avec pour objectif d’en faire un lieu d’éducation populaire. La gérance est confiée à une association, aujourd’hui l’ADEP/Sainte-Thérèse. Les locaux ont successivement servi d'école de garçons, de salles de catéchisme, de théâtre paroissial, de cinéma de quartier et de salle de danse.

  • Le Théâtre du Champ de Bataille ?

    Le nom « Champ de Bataille » viendrait de la multitude des moulins à vent en activité sous l'Ancien Régime dans ce quartier d’Angers. Le mouvement incessant des ailes apparaît sans doute à l’époque comme un désordre animé pareil à celui d'une bataille. C’est en tout cas ce qui a inspiré les graphistes de Lucie Lom dans le choix du corbeau comme logo du théâtre.